Nice Matin - Mardi 1er Avril 2008
Idéale pour les soirées « disco » : la cigarette électronique
Avec son look de fume-cigarette furieusement « seventies », la cigarette électronique EdSylver devrait faire un malheur cet été dans les soirées « disco ». C’est, en tout cas le pari de son créateur, Stéphane Pader, un jeune entrepreneur toulousain qui a mis l’engin sur le marché pour pallier l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
Disponible sur internet (1) et dans certains bureaux de tabacs et endroits branchés de la Côte, la cigarette électronique EdSylver se distingue de la plupart des autres substituts de cigarette par son haut niveau de perfectionnement technologique. Plus longue et plus lourde qu’une cigarette de tabac, elle se compose d’un tube métallique blanc, d’un réservoir de plastique orange, d’une minuscule batterie au lithium, d’un microprocesseur et d’une diode rouge.
A l’intérieur du réservoir se glisse une cartouche de nicotine mélangée à du propylène de glycol et à des arômes alimentaires artificiels. Lors de l’inspiration, le microprocesseur active un brûleur qui produit le mélange de l’air et de liquide. Le mélange est expulsé sous forme de vapeur à 50 degrés une partie est inhalée, l’autre rejetée dans l’air sous forme d’un petit nuage de fumée blanche uniquement composée de vapeur d’eau.
A chaque aspiration, la diode lumineuse s’éclaire en rouge donnant au « cyber fumeur » l’illusion parfaite d’en griller une. Un peu trop parfaite même.
Compartiment frimeur
« Le seul problème que rencontrent nos utilisateurs, c’est que les gens n’arrivent pas à croire qu’il ne s’agit pas d’une vraie cigarette, que la fumée expulsée n’a aucune odeur et qu’il n’y a aucun risque de tabagisme passif », se désole l’inventeur.
Effectivement, alors que le produit est conçu pour pouvoir continuer à fumer au restaurant, en boîte et dans les lieux publics, on se fait presque systématiquement rappeler à l’ordre par les serveurs ou par les autres consommateurs. Et encore on n’a pas essayé de sortir la cigarette dans un avion, de peur de se faire traiter comme un terroriste ! En revanche, en soirée privée, à l’apéro ou au dîner, c’est le succès assuré. Tout le monde veut l’essayer. De l’avis général, l’expérience s’approche plus de celle du narguilé que de la cigarette. Pour les gros fumeurs, c’est néanmoins une solution envisageable, puisque la cigarette permet à la fois de conserver le geste et de recevoir sa dose de nicotine. Idem pour qui souhaite arrêter de fumer : les différents dosages permettent de diminuer progressivement l’apport en nicotine.
La cigarette électronique est-elle l’avenir du fumeur ?
Possible. En tout cas c’est déjà celui du frimeur…
PHILIPPE DUPUY
www.EdSylver.com
89.00 euros le coffret comprenant : la cigarette, 5 recharges, une batterie supplémentaire et un chargeur. Les recharges (goût tabac et menthol) coûtent 8.90 euros les cinq et équivalent chacune à 20 cigarettes.
Toulouse Mag - Mars 2008
EdSylver parie sur la cigarette sans fumée…
Réalisée grâce à des ingénieurs chinois, la cigarette électronique connaît un démarrage qui n’a rien de fumeux.
Comment fumer dans les lieux publics en respectant la législation ? « En utilisant une cigarette électronique », répond Stéphane Pader, un toulousain qui espère implanter ce concept en France. EdSylver , c’est son nom, est donc une cigarette sans tabac ni goudrons, mais avec de la nicotine. « A la place du filtre figure une cartouche remplie de liquidearomatique de substitution au tabac, explique le jeune créateur d’entreprise. Lorsque l’onaspire, un atomiseur mélange le liquide avec l’air inspiré. Ce mélange est propulsé sous forme de vapeur et est inhalé par l’utilisateur. L’évaporation donne l’impression de la véritable fumée produite par une cigarette. » Les créateurs d’EdSylver ont même pensé à mettre au bout de leur cigarette une diode lumineuse qui reproduit la combustion.
Réalisée grâce a des ingénieurs chinois, la cigarette électronique connaît un bon démarrage : « Le produit plaît, au point que nos premières séries ont été très vite épuisées », poursuit Stéphane Pader, qui espère écouler 10 000 kits d’ici la fin de l’année en s’appuyant sur un réseau de discothèques et de bureaux de tabac. Car si cette cigarette ne s’use pas, elle utilise des cartouches qu’il faut changer toutes les 300 aspirations, soit l’équivalent d’un paquet de cigarettes. Et c’est sur ces recharges qu’EdSylver espère faire son beurre. Vendues exclusivement sur son site internet www.edsylver.com , elles offrent une gamme variée de saveurs. Plutôt discrète, mais un peu plus longue qu’une cigarette classique, elle semble tout droit sortie d’un sitcom des années 70. De quoi frimer dans les soirées disco. M. VENZAL
Ladépeche.fr - 11 mars 2008
Economie. Un jeune créateur toulousain lance un concept de cigarette…électronique.
Il veut vous faire craquer pour les fausses blondes
U ne cigarettequi ne rejette que de la vapeur d’eau ? C’est le dernier concept du Toulousain Stéphane Pader.
Ce jeune chef d’entreprise en a eu l’idée il y a un an, lors d’un voyage aux USA où le tabac est alors déjà interdit dans les lieux publics. Accompagné de quelques investisseurs, et grâce à des dénicheurs de tendance basés en Chine, il a pu rapidement concevoir et lancer ce produit, d’abord dans le midi de la France, avec un succès rapide.
« La première série de mille exemplaires, s’est vendue très vite et nous avons du mettre en place une liste d’attente », explique le jeune créateur d’EdSylver . Dans les faits, cette cigarette électronique a de quoi séduire : un peu plus longue qu’une blonde normale, elle contient une cartouche de gaz et tout un dispositif qui permet d’inhaler le produit aromatisé (tabac fort, moyen, light, mentholé et même, sans nicotine). Kitch suprême : une diode lumineuse reproduit même la flamme de la cigarette. Disponible sur internet sur www.edsylver.com, la commercialisation d’EdSylver se fait aussi dans quelques magasins tendance du centre-ville de Toulouse. Elle intéresse également les discothèques et les bureaux de tabac, qui voient dans cette idée une façon de diversifier leur activité. Des négociations sont en cours avec des sociétés de distribution spécialisées.
Le marché de la cigarette électronique devient de plus en plus concurrentiel, avec des poids lourds qui ne sont jamais à cours d’idées pour promouvoir leurs produits. Le Toulousain arrivera-t-il à se faire une place dans les cendriers ? Il espère en tout cas vendre 10000 kits d’ici fin décembre : de quoi assurer la pérennité de cette drôle de blonde. M.V.
SUD OUEST - Jeudi 6 Mars 2008
La cigarette à cartouches
Si vous ne pouvez plus fumer des cigarettes de tabac, fumez des cigarettes électroniques … Des cigarettes comment ? « Electroniques »… vous avez bien lu. Les distributeurs rêvent d’en faire l’un des derniers gadgets à la mode.
La cigarette électronique ressemble (presque) à n’importe quelle « blonde à bout filtré » mais il n’y a ni papier ni tabac et la fumée qui s’échappe n’est que de la vapeur d’eau mélangée à des produits présentés comme totalement inoffensifs. « La personne qui fume n’absorbe aucune substance toxique et il n’y a aucun risque de tabagisme passif pour son entourage », affirme Stéphane Pader, un Toulousain qui commercialise ce produit sous la marque EdSylver . Le petit manuel offert aux « e-fumeurs » précise toutefois que le produit utilisé contient de la nicotine, qui peut provoquer une forte dépendance. « Fumer tue, ne commencez pas », est-il également judicieusement rappelé à plusieurs reprises.
Des qualités très différentes. La cigarette électronique a été inventée aux Etats-Unis au début des années 2000. Différents modèles – en général made in China – sont aujourd’hui disponibles sur le marché. Les « experts » estiment qu’ils ne présentent pas tous les mêmes garanties, sans toujours préciser quelles garanties ils pensent.
En France, les revendeurs comptent beaucoup sur la récente interdiction de fumer dans les lieux publics pour assurer la promotion de leur produit. « En principe, on devrait pouvoir l’utiliser dans les cafés, les restaurants ou les discothèques. Mais comme il n’est pas encore très connu, les responsables des établissements et leurs clients croient encore que l’on fume une cigarette classique. Il faut alors leur expliquer la différence et leur montrer qu’il n’y a aucun danger », constate Stéphane Pader.
La cigarette électronique est en fait un petit cylindre en trois parties, un peu plus long et plus lourd qu’une vraie. Le faux filtre est un inhalateur dans lequel on glisse une cartouche de vaporisation remplie de liquide contenant ou non de la nicotine. Il s’insère dans un atomiseur-pulvérisateur qui est ensuite lui-même vissé à une batterie équipée d’un indicateur lumineux à son extrémité. Mise en service, la batterie doit être chargée pendant huit heures. Chaque fois que le fumeur tire sur la cigarette, un voyant rouge simulant le bout incandescent d’une vraie « clope » s’allume.
300 inhalations. C’est en aspirant que le fumeur déclenche le système. Il inhale alors un mélange vaporisé à une température de l’ordre de 50 degrés, comparable à celle produite par la combustion d’une cigarette normale. Il rejette ensuite une fumée plus légère que celle du tabac, sans odeur et, promet-on, sans risque pour l’entourage.
La cartouche de vaporisation qui se place dans le « filtre » a une durée de vie de 300 inhalations, ce qui correspond, à peu prés, à un paquet de 20 cigarettes. Elle doit être utilisée dans les deux semaines qui suivent son introduction dans la cigarette électronique . EdSylver propose quatre dosages différents : 18 milligrammes de nicotine, 14, 11 et 0. La boite de 5 cartouches est vendue 8,90€. Le kit de départ avec deux batteries lithium, un pulvérisateur et 5 cartouches est commercialisé au prix de 89 euros.
Ce qu’ils en disent. La cigarette a été testée par plusieurs fumeurs du dernier bastion de non-repentis de la rédaction de « Sud Ouest ». Les premières réactions de ceux qui ont acceptés de jouer cobayes ont été assez mitigées. Ceux qui ont aimé ont surtout critiqués le parfum de la cigarette et le « look » de l’objet. Les autres ont assuré qu’ils retrouvaient les sensations d’une vraie cigarette ou estimé qu’ils pourraient l’utiliser avec plaisir au cours d’une déjeuner. Histoire de ne pas perdre les mauvaises habitudes. Est-ce bien raisonnables ?
Métro - Article du 20 Février 2008
De la fumée sans feu
L’inhalateur une cigarette qui se fume dans les feux publics
SUBSTITUT. Ça ressemble à une cigarette, ça a le goût, ou presque, de la cigarette, mais ce n'est pas une cigarette. Les récalcitrants, ceux que l'interdiction de fumer dans les lieux publics depuis janvier dernier n'a pas découragés, font encore de la résistance sur les trottoirs des restaurants et des cafés.
Objectif, dompter le manque et reproduite la gestuelle
Un effet « canada dry »
Cette « mode» a fait son temps. Un nouvel ersatz fait son apparition : la cigarette électronique , un nouveau marché forcément émergent, que se partagent une petite dizaine de fabricants.
« Elle est légèrement plus longue qu'une clope traditionnelle une dizaine de centimètres, et se décompose en trois parties : un corps en acier, avec une batterie, un microprocesseur permettant de brûler la substance contenue dans une cartouche de nicotine qui équivaut à un paquet de cigarettes, et un inhalateur », explique le créateur de la marque Edsylver .
Suivant les marques il faut compter entre 89 euros et 129 euros
Le principe est simple : dompter le manque et reproduire la gestuelle si chère aux amateurs de blondes grillées, à grand renfort de volutes de fumée (remplacée par de la vapeur d'eau colorée et inodore). Loin d'être une incitation au tabagisme, cette cigarette "de substitution", si elle ne se positionne pas sur le créneau de la santé et de la prévention, est commercialisée avec des recharges plus ou moins dosées et peut permettre aussi de se sevrer. Même si le goudron, l'acétone et autres substances nocives disparaissent, au final, la nicotine reste une drogue.
Emmanuel Bousquet
20 Minutes - Article du 01 Février 2008
Fausses blondes
Une société toulousaine lance la commercialisation d'une cigarette électronique , baptisée Edsylver . Elle reproduit artificiellement le goût et la fumée d'une blonde et ne rejette que de la vapeur d'eau.
Métro web - Article du 25 Janvier 2008
Si l'interdiction de fumer dans les lieux publics est une occasion pour certains de stopper la cigarette, le sevrage reste difficile. Dans l'univers des substituts nicotiniques, la cigarette électronique ou inhalateur est un moyen original de réduire l'accoutumance au tabac.
Comment ça marche ?
Divisée en trois parties, la cigarette électronique mélange, grâce à un microprocesseur alimenté par batterie, l'air aspiré avec un mélange liquide de nicotine, d'arômes artificiels de tabac et de propylène de glycol. Une bouffée délivre une dose de nicotine et permet de recracher de la fumée sous forme de vapeur d'eau, pratique pour contourner légalement l'interdiction de fumer dans les lieux publics, si toutes fois on assume le regard surpris de ses voisins.
Pas plus ni moins efficace que les autres substituts tels que les patchs, les gommes ou les comprimés, la cigarette électronique présente l'avantage d'être une véritable cigarette de substitution. La ressemblance physique permet de reproduire le geste du fumeur, élément important de la dépendance. La fumée recrachée donne du réalisme à l'inhalateur, tout comme la diode placée en son bout qui imite la combustion. Même la température d'une bouffée de cigarette est conservée.
Sevrage progressif
Différents types de recharges contenant des doses de nicotine plus ou moins élevées permettent de réduire l'accoutumance. Recharges qu’il est possible d’acheter individuellement, une bonne chose quand on sait que le prix d’un kit inhalateur tourne autour de 90 euros. Cependant, une seule recharge tient aussi longtemps qu’un paquet classique de 20 cigarettes, soit l’équivalent de 300 bouffées. Pas mal !
En bref, la cigarette électronique séduira d’un côté les volontaires pour qui le sevrage doit allier le geste à la parole et de l’autre, les inconditionnels du "café-clope".